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Publier un blogue bilingue ou pas, le dilemne des Québécois

Les pour et les contre d'un blogue bilingue sont au coeur du débat pour le blogueur Québécois. 

Au Québec, on n'est non seulement francophone, mais officiellement bilingue. Alors le site de l'entreprise doit préférablement être bilingue si on veut étendre le marché du côté des anglophones.  Mais que faire dans le cas du blogue, qui fait parti intégrante des sites web de nos jours? 

Comme on sait, la majorité des sites web du monde entier sont en anglais. Les autres langues principales prennent une bien plus petite part du marché, dont le russe, le japonais, l'espagnol et le français.  Une proportion de ces dernières langues optent pour un site bilingue. Maintenir un site bilingue, c'est techniquement facile, il s'agit juste de faire faire traduire les pages. Mais dans le cas du blogue, c'est plus complexe puisque c'est supposé représenter le volet vivant et spontané du site web.  

Blogue pour le site, ou site pour le blogue

Il y a une nuance entre un site dont le blogue est la fonction principale et le blogue qui sert à animer un site commercial. Le journaliste, le voyageur, le fin gourmet ou tout autre passionné qui veut partager avec le monde ses découvertes et astuces aura un dilemme différent que l'entreprise dont le blogue joue un rôle de support au référencement organique. 

Le blogue, comme simple élément d'information et journal destiné à un lectorat local; on l'écrit dans la langue locale! Mais de nos jours les sites ont un blogue pour une tout autre raison; c'est un élément essentiel dans la grande course au référencement. Le blogue, c'est un acteur de la clique des réseaux sociaux du web. Et les réseaux sociaux, c'est en Anglais que ça se passe. (dans l'optique référencement, bien sûr. Si votre site est un site communautaire pour St-Glin-Glin, avec un volet nouvelles et articles, vous le ferez en français, tout comme votre page web et autres.

Le blogue bilingue

Traduire chacun des articles du blogue est une tâche ardue. Je ne suis pas certaine que ce soit une bonne idée, à cause des différences culturelles et des styles d'écriture du blogue, très différente dans les deux langues. Les sujets qu'on aborde en français, ne seront pas les mêmes en anglais. Et ne seront pas dit de la même manière non plus. 

Le blogue unilingue français

Un blogue en français seulement, sur le site commercial bilingue, risque bien sûr de repousser les anglophones. L'absence du blogue anglais peut également avoir des conséquences sur le référencement. 

Le blogue unilingue anglais

Décider d'écrire un blogue en anglais seulement, c'est exclure d'avance nos compatriotes unilingues ainsi que la  culture locale. Mais on s'assure de rejoindre le lectorat anglophone à la grandeur du globe, ce qui est un atout considérable si on affiche dans les réseaux sociaux régulièrement en anglais et que la langue par défaut du site est également l'anglais.

Le blogue double

Entretenir un blogue dans les deux langues, simultanément, et disponibles à partir du même site web, est un compromis intéressant. Les articles dans une langue ne sont pas nécessairement une traduction des articles de l'autre langue. On écrit dans une langue en fonction du sujet abordé, des tendances du moment ou tout simplement de notre inspiration. Il s'agit simplement, lors du développement du site de créer deux sous-catégories au blogue, l'une dans chacune des langues. Le menu de chaque version dirigera vers ces sous-catégories (et non pas une traduction des articles équivalents, comme dans le cas d'un blogue bilingue).

C'est une solution sensée, mais qui peut confondre le lecteur lors de la recherche par mots clés, et surtout les moteurs de recherche. Donc pas très fort pour le référencement. 

Deux blogues séparés

L'idéal, c'est d'ouvrir deux blogues, sur deux sites différents, l'un en français l'autre en anglais. Cela représente un désavantage pour le référencement si on n'y travaille pas, car on plus un seul site, mais deux. Le travail est littéralement dédoublé, à tous les niveaux et sur tous les réseaux sociaux. Mais si on peut se le permettre, c'est sans doute la meilleure option. 

Et pour conclure?

Il n'y a pas de solution idéale, à moins bien sûr d'avoir à son service une excellente équipe de rédacteur et de gestionnaires des réseaux sociaux. Tout faire en deux fois, avec les nuances appropriées aux deux cultures, sur deux sites séparés. J'ai déjà fait l'expérience du blogue bilingue, sur mon site bilingue de vente de foulards en cachemire. Le résultat était deux versions médiocres du même article, car je ne pouvais jamais réviser aussi profondément mes articles. En plus trop de modifications dans l'un impliquaient de transformer l'autre en conséquence. C'était à en perdre la tête! Finalement, quand j'ai développé ma boutique en ligne, j'ai décidé qu'il ne valait mieux ne pas tenter la boutique bilingue pour l'instant. J'ai donc fermé mon blogue français. J'ai maintenant le blogue de ce site, qui est unilingue français. Mais le site devra un jour comporter une version anglais. Alors que faire du blogue? Je serai placée devant le même dilemme pour le blogue...